TLSP

Publications

Les infos

14 mars 2008

NRJ Paris : le recentrage, une tentation « capitale » ?

Rebaptisé NRJ Paris, l’ancien LTF a rejoint le pôle télévision du groupe NRJ installé dans le XVIème arrondissement de la capitale, au 48 rue Théophile Gautier dans le quartier d’Auteuil. Ces anciens locaux d’Arte ont été réaménagés. On y trouve désormais un plateau pour réaliser des émissions et des bancs de montage. La nouvelle équipe (une vingtaine de personnes) démarre avec un budget de fonctionnement de 5 /6 millions €. Elle est dirigée par Christophe Pinguet qui évoque avec nous les programmes et les premiers pas de la nouvelle chaîne...

Quelles seront les premières images de NRJ Paris ? D’où allez-vous démarrer ?

« Il y aura un lancement commun des 7 chaînes avec le CSA et nous avons prévu aussi un programme court « surprise ». Nous proposerons aussi des émissions réalisées en extérieur dans les 7 départements de la région Ile de France. Il se passe beaucoup de chose à Paris mais nous allons lutter en permanence pour ne pas être happés par la seule capitale... Le Festival du cirque de Massy est par exemple un événement majeur que nous allons couvrir. »

Pourquoi alors avoir changé de nom ? N’est-ce pas un désaveu des chaînes locales franciliennes qui sont vos partenaires ?

« Absolument pas. Il faut reconnaître que NRJ est une marque forte, comme le nom « Paris ». Or, il se trouve qu’aucune chaîne n’a pris ce nom, nous avons sauté sur l’occasion. Il était aussi logique de faire valoir l’appartenance au pôle télévision du groupe, avec NRJ 12 créé il y a 3 ans, NRJ Hit il y a deux ans et maintenant NRJ Paris. Nous l’avons fait en accord total avec nos partenaires et cela ne remet absolument pas en cause les accords que nous avons passé avec eux. Il y a ici un chef d’édition qui est en interface permanente avec les chaînes franciliennes pour choisir avec elles des programmes diffusés dans les JT. Nous allons également coproduire un certain nombre de magazines et diffuser aussi des émissions qui peuvent intéresser un plus grand nombre (par exemple, les sondages faits à la sortie des cinémas réalisés par Rueil TV). »

Quels types de programmes allez-vous proposer ? Quelle place accorderez-vous à l’information régionale ?

« Tout dépendra de l’actualité, s’il se passe quelque chose d’important dans le Val d’Oise, nous y serons. En cas de grève des transports, nous suivront davantage la « galère » des Franciliens. Mais il vrai que notre ligne directrice est plutôt « l’infotainement », dés le départ, nous lançons une émission quotidienne intitulée « Le Live », diffusée de 18h à 20h, nous allons beaucoup nous intéresser aux sorties qui intéressent un public assez large d’urbains, de jeunes actifs avec enfants qui veulent bouger le week-end en famille par exemple. Nous avons également un magazine sur le cinéma, un autre sur la déco... Et si la région est vaste, qu’elle touche 12 millions d’habitants, il y a aussi des vecteurs d’identifications communs, par exemple autour du Stade Français ou du PSG, c’est ce sentiment d’appartenance que nous allons aussi cultiver à l’aide d’une écriture jeune, dynamique. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas de dessins animés sur NRJ Paris. »

L’union des Télévisions Locales de Service Public regroupe à ce jour 56 télévisions locales dans 30 départements. Ces télévisions représentent environ 7 millions de téléspectateurs, 450 salariés permanents, et un chiffre d’affaires cumulé de près de 20 millions d’euros.